J’ai quitté un poste de management dans une scale-up après quatre ans à construire d’abord son département paiements, puis sa connectivité bancaire internationale. Sur le papier, c’était un bon poste : du pilotage international, une équipe montée de zéro, un sujet aussi technique que stratégique. Voici pourquoi je suis parti quand même.

Le poste que j’ai quitté

Quatre ans dans une scale-up en très forte croissance, en deux temps de deux ans chacun.

Les deux premières années, j’ai participé au lancement du département paiements de l’entreprise. Concrètement : des échanges directs avec des centaines de banques dans des dizaines de pays pour adapter les fichiers de paiement aux spécificités locales (format ISO 20022), et le pilotage du lancement de nouveaux rails de paiement, dont ACH et CHAPS.

Les deux années suivantes, j’ai occupé le poste de Global Banking Connectivity Manager : pilotage international des connexions bancaires (SWIFT, Host-to-Host) et montage d’une équipe dédiée, de zéro.

Le rythme était soutenu sur toute la période : facing-client, project management et product management en parallèle, avec une part de support en plus. Un poste qui aurait pu durer longtemps.

Le déclic

Pas d’accumulation lente, pas de longue réflexion menée en silence. Un désaccord précis avec ma hiérarchie, le genre de moment qui ne se résout pas par une discussion de plus, et qui rend soudain très clair que la direction prise n’est plus la bonne. Je n’irai pas plus loin dans le détail ici ; ce n’est pas le sujet, la clarté du moment l’était.

Une fois la démission actée, je suis parti deux mois et demi en Asie du Sud avant de me poser la question du freelance. Après quatre ans à un rythme très soutenu, à construire des équipes dans une entreprise en forte croissance, j’avais besoin de me reconnecter à moi-même avant de recommencer quoi que ce soit.

Ce qui a été plus dur que prévu

Trouver les premiers clients. Pas la technique, pas l’administratif : la partie commerciale, celle qu’un poste salarié ne prépare jamais vraiment à affronter seul. Personne n’envoie une mission par réflexe la première fois ; il faut la provoquer soi-même, sans réseau commercial déjà construit pour ça et sans les réflexes qu’on développe à force de démarcher depuis des années.

Où j’en suis aujourd’hui

Aujourd’hui, je suis freelance chef de projet IT et automatisation. Trois axes : l’automatisation documentée (n8n, Zapier, Python, APIs), la connectivité bancaire de niche (SWIFT, EBICS, DSP2, ISO 20022, CFONB) et les interfaces entre outils d’entreprise (logiciel métier, ERP) — le terrain que je connais depuis quatre ans côté entreprise.

Je suis actuellement sur une mission de pilotage de projet IT ; je reste volontairement générique sur ce point, ce n’est pas le sujet ici. Ce qui compte, c’est que le choix tient toujours, plusieurs mois après, sans regret marquant à signaler. Mais entre un poste qui ne me correspondait plus et l’incertitude de recommencer sans filet, le choix a fini par se faire tout seul.

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